BLOW HORN !
Niwâs Ab-Oût (Bagdad)
Waraba Faney (Paris-Bamako)
Lionel Ferchaud (Colombier)
Lorgne le reine de Berlin (Berlin)

Vernissage: 30 septembre 2016 à partir de 18h
Exposition: 1 au 22 octobre 2016



BLOW HORN !

BLOW HORN ! L’indication est claire. Lorsque l’on veut se risquer à dépasser un camion bariolé au volant duquel un chauffeur distrait écoute en boucle Ravi Shankar, il va falloir se faire entendre. D’un bout à l’autre de l’Inde, on retrouve cette injonction salutaire peinturlurée entre deux phrases de sanskrit à l’arrière de ces œuvres d’art fumantes qui servent de moyens de transport.

BLOW HORN ! Les moteurs de recherche tendent à nous aiguiller sur les fameux klaxons à air comprimé, matériel capable à lui seul de pulvériser les tympans des supporters de foot, ou sur des sites pornographiques. C’est certain, le titre de la nouvelle exposition collective de Smallville symbolise une nécessité d’exprimer pour certains artistes qui utilisent l’art comme porte voix, un point de vue politisé. Sans s’immobiliser sur la bande d’arrêt d’urgence, tous ces créateurs, dotés d’un fort caractère, questionnent cette volonté de dépassement dans l’art, cette recherche inassouvie d’innovation, en restant sceptique sur une hypothétique sortie.

Des peintures post-pop art réalisées dans un style minimal par le sulfureux irakien Ab-oût Nâwas, en passant par le regard critique du malien Waraba Faney (Paris-Bamako) membre du mouvement Art Deuxième qui transpose et s’approprie les « Grands Classiques » , il sera question de choisir son camp et son rapport à une forme d’art perçue comme dominante.

Sous le slogan : Notre époque a les rois qu’elle mérite.
Lionel Ferchaud, réputé comme étant le meilleur artiste vivant du canton de Neuchâtel, alignera, sans distinction, le Mahatma Gandhi et le providentiel ballon d’or 2016 Lionel Messi dans sa nouvelle version de la galerie des rois de la façade de Notre Dame de Reims
Sans oublier les papis du groupe berlinois Lorgne le reine de Berlin, version allemande du collectif d’artistes français réunis sous le nom Claire Fontaine, qui feront passer un mauvais quart d’heure à Le Corbusier avec comme manifeste le concept de Walter Benjamin « Détruire/rajeunir »

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